La langue nationale de Kiribati porte le nom de te taetae ni Kiribati et se désigne en français sous le terme de gilbertin. Elle est parlée par la quasi-totalité des habitants de l'archipel ainsi que par des communautés installées aux Fidji, à Tuvalu et en Nouvelle-Zélande. L'anglais partage avec elle le statut de langue officielle depuis l'indépendance.
Le gilbertin appartient au sous-groupe micronésien des langues océaniennes, issu de la grande famille austronésienne. Ses parentes les plus proches se trouvent aux Îles Marshall, à Nauru et dans les États fédérés de Micronésie. Les variations dialectales restent faibles d'une île à l'autre et l'intercompréhension demeure complète dans tout l'archipel.
L'écriture, mise au point par les missionnaires au 10-neuvième siècle, repose sur 13 lettres seulement, A, B, E, I, K, M, N, NG, O, R, T, U et W. Le digramme NG note une consonne unique, proche du son final du mot parking. Le R se roule légèrement du bout de la langue et le W s'entend presque comme un V devant A. Le T se prononce comme un S devant un I, ce qui explique que le nom du pays se dise à peu près Kiribass. Le doublement d'une voyelle allonge le son et modifie le sens du mot.
L'anglais sert de langue de rédaction des lois et devient langue d'enseignement dans les classes supérieures. Dans les îles extérieures, sa connaissance reste bien plus inégale et le gilbertin domine tous les usages quotidiens, y compris les débats du maneaba.
Le gilbertin ne figure pas parmi les langues en danger, puisqu'il se transmet dans les familles et qu'il occupe la radio, la presse et les offices religieux. La progression de l'anglais scolaire et l'émigration inquiètent néanmoins une partie des enseignants.
Quelques mots suffisent pour engager la conversation et la prononciation indiquée reste approximative.