Economie et entreprises à Kiribati

L'économie de Kiribati tient dans un paradoxe. Le pays dispose de l'une des plus vastes zones de pêche du monde mais produit très peu de biens sur ses atolls étroits et pauvres en sols. Les redevances versées par les thoniers étrangers assurent l'essentiel des recettes de l'État, complétées par les dons des partenaires du développement et par les revenus du Revenue Equalization Reserve Fund, fonds souverain hérité du phosphate de Banaba. Le coprah organise la vie économique des îles extérieures grâce à un prix garanti par l'État, tandis que l'administration concentre l'emploi salarié à Tarawa-Sud. Le dollar australien y a cours légal et le pays vit sans banque centrale. Presque tout ce qui se consomme arrive par bateau, ce qui rend les prix sensibles au fret et aux cours mondiaux. Les envois des marins embarqués sur les navires étrangers et des saisonniers partis en Australie et en Nouvelle-Zélande complètent le revenu des ménages. La croissance dépend enfin des chantiers financés de l'extérieur, dans l'énergie, l'eau et les transports.