L'économie kiribatienne repose sur un petit nombre d'activités. La pêche hauturière, exercée presque entièrement par des navires étrangers, fournit les recettes de l'État. Le coprah occupe les îles extérieures, l'agriculture vivrière et la pêche côtière nourrissent les familles, et l'administration emploie la majorité des salariés.
La zone économique exclusive couvre plus de trois millions de kilomètres carrés et compte parmi les plus poissonneuses du Pacifique central. Kiribati ne possède pas de flotte hauturière et vend des jours de pêche aux senneurs asiatiques, américains et européens, dans le cadre du régime institué par les parties à l'Accord de Nauru. Le prix plancher d'une journée s'établit à 8 000 dollars américains, souvent dépassé lors des négociations bilatérales. Les redevances ont oscillé entre 130 et 210 millions de dollars australiens par an de 2018 à 2022.
Le coprah, amande de coco séchée, est la principale production commercialisée des îles extérieures. L'État l'achète à un prix garanti de quatre dollars australiens le kilogramme, très supérieur au cours mondial, ce qui en fait un instrument de redistribution vers les atolls éloignés autant qu'une filière agricole. La Banque mondiale a chiffré cette subvention à près d'un tiers des dépenses courantes de l'État et proposé en 2025 d'en revoir le barème.
Les sols coralliens, pauvres et salins, limitent les cultures au cocotier, au pandanus, au fruit à pain et au taro géant. La pêche lagonaire et récifale fournit l'essentiel des protéines. Ces activités relèvent surtout de l'autoconsommation et échappent aux statistiques marchandes.
L'administration, les entreprises d'État, la santé et l'éducation regroupent la majeure partie de l'emploi salarié, concentré à Tarawa-Sud. Le commerce de détail repose sur des marchandises importées par conteneur et sur un réseau de boutiques et de coopératives insulaires.
Le pays accueillait moins de 8 000 visiteurs par an avant la pandémie, dont sept sur 10 à Tarawa. Les séjours d'affaires dominent dans la capitale tandis que Kiritimati attire pêcheurs sportifs et ornithologues. Le secteur employait un peu plus de 400 personnes en 2019.
Des équipages kiribatiens servent depuis des décennies sur des navires de commerce étrangers. Leurs envois représentaient 10 à 12 % du produit intérieur brut avant 2020, avant de reculer fortement après la rupture de l'accord de placement conclu avec des armateurs européens.