Investir à Kiribati

Investir à Kiribati relève d'un pari de long terme. Le marché intérieur est minuscule, la logistique coûteuse et le foncier largement coutumier, mais quelques niches existent dans la pêche, les services et les infrastructures financées par les bailleurs.

Cadre juridique de l'investissement étranger

La loi sur l'investissement étranger de 2018 encadre l'entrée des capitaux non nationaux. Tout investisseur étranger doit obtenir un certificat d'enregistrement auprès de la division de la promotion de l'investissement, rattachée au ministère du Tourisme, du Commerce, de l'Industrie et des Coopératives. Une liste officielle distingue les activités interdites, celles soumises à conditions et celles réservées aux ressortissants kiribatiens.

Secteurs ouverts

La transformation du poisson, l'hôtellerie, la construction, les services professionnels et les énergies renouvelables figurent parmi les domaines accessibles aux capitaux étrangers. Le petit commerce de détail et plusieurs activités artisanales demeurent en revanche l'apanage des nationaux. Le stock d'investissements directs étrangers reste très faible, de l'ordre de 15 millions de dollars américains en 2024.

Télécommunications et câble sous-marin

L'opérateur historique, passé sous le contrôle du groupe fidjien Amalgamated Telecom Holdings, exploite le réseau mobile sous la marque Vodafone. Le câble sous-marin East Micronesia, long d'environ 2 250 kilomètres, relie Tarawa à Nauru et aux États fédérés de Micronésie depuis son achèvement en mai 2026. Financé par l'Australie, le Japon et les États-Unis, il remplace une liaison satellitaire coûteuse et ouvre la voie à des services numériques plus rapides.

Energie solaire

L'électricité de Tarawa-Sud provient encore majoritairement de groupes diesel alimentés par du carburant importé. Le projet d'énergie renouvelable de Tarawa-Sud, financé par la Banque asiatique de développement, la Nouvelle-Zélande et le Fonds stratégique pour le climat, vise à porter la part solaire de la production locale de 9 à 44 %.

Obstacles à l'investissement

L'éloignement des marchés, la rareté des dessertes maritimes et aériennes, la taille réduite de la population et le coût élevé de l'énergie pèsent sur toute activité productive. La terre appartient le plus souvent à des lignages et se loue plutôt qu'elle ne s'achète, ce qui allonge les négociations foncières. La pénurie de compétences techniques et l'exposition des atolls à la montée des eaux ajoutent au risque.

Rôle des bailleurs

Une part majoritaire de l'investissement public passe par des dons extérieurs. Les marchés de travaux dans l'eau, la route, le port et l'énergie constituent de ce fait le principal débouché des entreprises étrangères présentes dans le pays.