La monnaie à Kiribati

Kiribati n'émet pas de monnaie propre en circulation courante. Le dollar australien y a cours légal et sert à tous les paiements, ce qui prive le pays d'une politique monétaire autonome mais lui épargne le risque de change avec l'un de ses principaux fournisseurs.

Dollar australien

Les billets et les pièces émis par l'Australie circulent sans restriction dans l'archipel. Les prix intérieurs suivent donc en partie l'inflation australienne, tandis que le coût des importations asiatiques dépend du cours du dollar australien face au dollar américain. Les recettes de pêche, libellées en dollars américains, gagnent en valeur locale quand la monnaie australienne se déprécie.

Absence de banque centrale

Le pays ne possède pas de banque centrale. Le ministère des Finances et du Développement économique assure les fonctions de trésorerie de l'État et le suivi du secteur financier, alors que l'émission monétaire échappe entièrement aux autorités nationales.

Pièces kiribatiennes

Des pièces nationales, frappées à partir de 1979 et alignées à parité sur le dollar australien, ont accompagné l'indépendance. Leur frappe s'est interrompue au début des années 1990 et elles relèvent aujourd'hui davantage de la collection que de l'usage quotidien.

Banques et distributeurs

Une seule banque commerciale opère dans l'archipel, filiale du groupe australien ANZ, aux côtés d'une banque de développement à capitaux publics. Les agences se concentrent à Tarawa-Sud, avec une présence limitée à Kiritimati. Les distributeurs automatiques sont peu nombreux et connaissent des ruptures d'approvisionnement en billets.

Paiements par carte

Les règlements par carte restent rares en dehors de quelques hôtels, agences de voyage et commerces de la capitale. Les espèces demeurent le moyen de paiement dominant, y compris pour les dépenses importantes, et les îles extérieures fonctionnent presque exclusivement en liquide.

Transferts de fonds

Les envois des marins et des travailleurs saisonniers transitent par la banque commerciale et par des opérateurs internationaux de transfert. Leur montant équivalait à moins de 5 % du produit intérieur brut en 2024, loin des 10 à 12 % atteints à l'époque où l'embarquement des marins était garanti. Les frais et les délais restent élevés vers les atolls les plus éloignés.