Emploi et travail à Kiribati

Le marché du travail kiribatien reste étroit. Une minorité de la population adulte occupe un emploi salarié, l'État en est le principal pourvoyeur, et une grande partie des ménages vit de la pêche, du cocotier et des transferts de parents installés à l'étranger.

Population active

L'enquête sur les revenus et les dépenses des ménages menée en 2019 et 2020 situait le taux d'activité autour de 36 %, avec un net écart entre les hommes et les femmes. Environ 25 000 personnes étaient alors employées, pour une population totale d'un peu plus de 120 000 habitants.

Emploi public

La fonction publique, les entreprises d'État, les écoles et les hôpitaux fournissent l'essentiel des postes salariés, presque tous situés à Tarawa-Sud. La masse salariale publique pèse lourdement sur le budget et sa maîtrise revient régulièrement dans les recommandations du Fonds monétaire international.

Secteur informel et activités de subsistance

Près de la moitié des personnes occupées travaillaient de manière informelle selon la même enquête. Le petit commerce, la vente de poisson, la préparation du toddy et l'artisanat complètent les revenus des familles. Sur les îles extérieures, l'autoconsommation et le coprah tiennent lieu d'économie principale.

Marins de la marine marchande

Kiribati a longtemps fourni des équipages aux armateurs européens et asiatiques. Le centre de formation maritime de Tarawa, ouvert en 1967, délivre des certificats conformes aux normes de l'Organisation maritime internationale. La rupture, au début des années 2020, de l'accord de placement qui garantissait les embarquements a fortement réduit le nombre de marins en activité.

Travail saisonnier en Australie et en Nouvelle-Zélande

Les programmes de mobilité de la main-d'œuvre ont pris le relais. Le dispositif australien de mobilité du Pacifique employait environ 1 500 ressortissants kiribatiens au début de 2026, dans l'agriculture, l'agroalimentaire et les soins aux personnes âgées. La Nouvelle-Zélande recrute de son côté des saisonniers pour l'horticulture et la viticulture.

Chômage des jeunes

Le chômage touchait environ 9 % de la population active et plus de 22 % des 15 à 24 ans. La moitié des jeunes ne suivait alors ni études ni formation et n'occupait pas d'emploi, un déséquilibre nourri par une démographie jeune et par le faible nombre de postes créés chaque année.