Economie de Kiribati

La République de Kiribati compte parmi les plus petites économies du monde. Ses 33 atolls abritent environ 130 000 habitants et produisent peu de biens échangeables. Le revenu national repose donc moins sur la production locale que sur trois ressources extérieures, les redevances versées par les flottes de pêche étrangères, l'aide des bailleurs et les revenus d'un fonds souverain hérité de l'époque du phosphate.

Taille et structure de l'économie

Le produit intérieur brut avoisine 300 millions de dollars américains et le revenu par habitant se situait autour de 2 700 dollars en 2024 selon le Fonds monétaire international. Les services publics forment le premier secteur d'activité, devant la pêche, le commerce de détail et l'agriculture vivrière. L'industrie manufacturière reste embryonnaire et l'essentiel des biens consommés arrive par bateau.

Croissance et inflation

L'activité a progressé de 4,6 % en 2024 et de 4,3 % en 2025, portée par les chantiers financés par les bailleurs. Le Fonds monétaire international attendait ensuite une croissance plus modérée, proche de 3 % en 2026. L'inflation a atteint 6,5 % en 2025, sous l'effet notamment du relèvement des tarifs de l'électricité, avant un reflux attendu vers 4,5 %.

Licences de pêche et aide extérieure

Les redevances payées par les thoniers étrangers représentaient environ deux tiers des recettes publiques au milieu des années 2020, après avoir dépassé 80 % en 2015. Elles varient fortement d'une année sur l'autre avec les migrations du thon et les cycles climatiques du Pacifique. Les dons des partenaires du développement, l'Australie, la Nouvelle-Zélande, le Japon et les banques de développement, financent par ailleurs une large part de l'investissement public.

Revenue Equalization Reserve Fund

Créé en 1956 sur les redevances du phosphate de Banaba, le Revenue Equalization Reserve Fund demeure le principal actif du pays. Son encours atteignait environ 1,7 milliard de dollars australiens à la fin de 2025, soit à peu près 3 fois le produit intérieur brut. Placé sur les marchés étrangers, il amortit les à-coups des recettes de pêche, mais les prélèvements budgétaires en limitent la progression.

Finances publiques

Le budget affiche des déficits importants depuis la sortie de la pandémie, de l'ordre de 14 % du produit intérieur brut en 2024 et en 2025. La masse salariale publique, les transferts sociaux et la subvention au coprah pèsent lourdement sur les dépenses courantes. Le compte courant extérieur reste lui aussi très déficitaire.