Exporter à Kiribati

Le commerce extérieur de Kiribati se caractérise par un déséquilibre extrême. Les exportations de marchandises se comptent en quelques millions de dollars quand les importations dépassent la centaine de millions. Le solde négatif est comblé par les redevances de pêche, l'aide extérieure et les revenus du fonds souverain.

Structure des exportations

Les ventes de biens et de services représentaient environ 6 % du produit intérieur brut au début des années 2020 selon la Banque mondiale, contre plus de 100 % pour les achats à l'extérieur. Le poisson et ses préparations, le coprah et l'huile de coco composent presque toute la valeur exportée, complétée par des ventes ponctuelles de ferraille et de produits de la mer.

Poisson et coprah

Le thon débarqué ou transbordé à Tarawa part vers les conserveries d'Asie du Sud-Est, la Thaïlande occupant une place centrale dans cette filière. Le coprah est expédié en vrac et transformé en huile, en tourteaux et en savon, une partie de la transformation ayant lieu à Betio.

Importations

Riz, farine, sucre, conserves, produits laitiers et boissons forment le gros des achats alimentaires, dans un pays où la production locale ne couvre qu'une fraction des besoins. Les carburants, les matériaux de construction, les véhicules et les biens d'équipement complètent la facture. Cette dépendance rend les prix intérieurs très sensibles aux cours mondiaux et au coût du fret.

Partenaires commerciaux

Les fournisseurs habituels se trouvent en Australie, en Nouvelle-Zélande, à Fidji, en Chine, au Japon et à Singapour, cette dernière place approvisionnant une partie du marché des carburants. Les exportations se dirigent principalement vers l'Asie de l'Est et du Sud-Est. Le tarif douanier appliqué aux importations est proche de zéro, l'État préférant taxer la consommation intérieure.

Logistique maritime

Le port de Betio, à Tarawa-Sud, concentre le trafic de conteneurs. Des services réguliers le relient à l'Asie du Nord ainsi qu'à l'Australie et à la Nouvelle-Zélande, avec de fréquents transbordements par Fidji. Les escales restent espacées de plusieurs semaines et les îles extérieures dépendent de caboteurs dont la fréquence varie selon la saison et l'état des navires. Ces contraintes allongent les délais et renchérissent chaque livraison.