Le drapeau de Kiribati figure parmi les rares pavillons nationaux directement issus d'armoiries héraldiques. Son dessin, resté pratiquement inchangé depuis les années 1930, associe l'océan, le soleil équatorial et un oiseau marin familier des habitants de l'archipel.
Le champ se divise en deux moitiés horizontales. La partie supérieure est rouge, la partie inférieure bleue. Trois bandes ondulées blanches traversent la moitié basse et figurent les vagues du Pacifique. Le rapport entre la longueur et la hauteur du drapeau est de deux pour un.
Sur la moitié rouge, un soleil levant doré émerge des flots. Ses 17 rayons rappellent les 16 îles Gilbert auxquelles s'ajoute Banaba. Au-dessus plane une frégate dorée, de l'espèce Fregata minor, très présente dans les eaux kiribatiennes. L'oiseau évoque la puissance, la liberté et les figures de la danse traditionnelle.
Le motif remonte aux armoiries accordées à la colonie des îles Gilbert et Ellice par le College of Arms en mai 1937, d'après un projet de sir Arthur Grimble, alors commissaire-résident. Avant l'indépendance, un concours fut organisé pour choisir un pavillon national et le dessin colonial servit de base aux propositions retenues. Le College of Arms suggéra de réduire la taille du soleil et de l'oiseau, mais la population tint à conserver les proportions d'origine.
Le drapeau devint officiel le 12 juillet 1979, jour de l'accession de Kiribati à l'indépendance. Il remplaça alors le pavillon bleu britannique orné du même emblème, en usage pendant la période coloniale. Le pavillon national sert aujourd'hui aux bâtiments publics, aux représentations diplomatiques et aux navires immatriculés dans le pays.
Les trois bandes ondulées correspondent aux trois archipels qui composent l'État, les Gilbert, les Phoenix et les îles de la Ligne. Le soleil levant renvoie à la position équatoriale du pays et à son avance sur les fuseaux horaires. La mer, largement représentée, rappelle enfin que l'espace maritime constitue la principale ressource commune des habitants.