L'hymne national de Kiribati accompagne les cérémonies publiques du pays depuis l'indépendance. Chanté en gilbertin, il tient une place importante dans la vie scolaire et dans les rassemblements communautaires des atolls.
Le chant porte le titre officiel de Kunan Kiribati, que l'on traduit par le chant de Kiribati. Il reste cependant connu par ses premiers mots, Teirake Kaini Kiribati, qui signifient un appel aux habitants du pays à se lever. Cette formule d'ouverture sert de titre courant dans l'usage quotidien.
Les paroles et la musique reviennent à une même personne, Ioteba Tamuera Uriam, dont le nom apparaît aussi sous la forme Urium Tamuera Ioteba selon les sources. L'œuvre fut retenue au terme d'un concours national ouvert avant l'indépendance, qui reçut plusieurs propositions de musiciens et de religieux locaux.
L'hymne entra en vigueur le 12 juillet 1979, en même temps que le drapeau et l'emblème national. La loi de 1989 sur l'identité nationale en a ensuite fixé le texte de référence et le tempo d'exécution, un andante d'environ 108 pulsations par minute.
Le chant compte trois strophes. La première invite le peuple à se dresser et à œuvrer ensemble pour le pays. La deuxième insiste sur l'unité, la justice et la responsabilité de chacun envers la communauté. La troisième demande une bénédiction divine sur les dirigeants et sur la population. La tonalité générale reste solennelle et rassembleuse, sans référence guerrière.
L'hymne ouvre les séances solennelles, les cérémonies du 12 juillet et les manifestations sportives internationales où le pays est représenté. Les écoles l'enseignent dès les premières années et les chœurs d'église l'interprètent souvent à plusieurs voix, selon une tradition chorale très vivante dans l'archipel.