L'entrée à Kiribati paraît simple pour les voyageurs européens et canadiens, mais elle suppose une préparation soignée. Le pays possède peu de représentations diplomatiques et ses règles évoluent sans annonce large. Une confirmation auprès de l'immigration kiribatienne ou de la compagnie aérienne reste la seule garantie fiable.
Les ressortissants français, belges et suisses n'ont pas besoin de visa pour un séjour touristique de courte durée. La durée autorisée varie selon les sources, ce qui justifie une vérification avant l'achat des billets. Un séjour professionnel, des études ou une activité rémunérée relèvent d'autorisations distinctes, à demander plusieurs semaines à l'avance.
Les autorités canadiennes indiquent que leurs ressortissants n'ont pas besoin de visa pour un séjour touristique de 30 jours au maximum. Au-delà, ou pour un autre motif, une demande préalable s'impose et son traitement prend plusieurs semaines.
Le passeport doit rester valable au moins 6 mois après la date de sortie prévue et comporter une page libre pour le tampon d'entrée. L'immigration réclame un billet de retour ou de continuation et une preuve de ressources suffisantes. Les compagnies aériennes contrôlent souvent ces documents dès l'enregistrement.
Aucune vaccination n'est exigée à l'entrée pour les voyageurs venant d'Europe ou d'Amérique du Nord, et le pays ne présente pas de risque de fièvre jaune. Les autorités sanitaires recommandent la mise à jour des vaccins usuels. Les structures médicales restent limitées, y compris à Tarawa, ce qui rend précieuse une assurance couvrant l'évacuation sanitaire.
Une taxe de départ est perçue aux aéroports internationaux. Elle figure parfois dans le billet et se règle parfois sur place, et son montant a changé au fil des années, si bien qu'une réserve de dollars australiens évite toute difficulté. La douane applique des franchises classiques sur le tabac et l'alcool. Les produits agricoles et alimentaires subissent des contrôles stricts, et l'importation d'un animal domestique suppose un permis obtenu longtemps à l'avance.
Toutes les îles ne s'ouvrent pas librement. Banaba, desservie de façon très irrégulière par bateau, demande une autorisation préalable. Les îles Phoenix relèvent d'une aire marine protégée dont la visite exige un permis délivré par l'administration de l'environnement, avec des règles précises encadrant la navigation, la plongée et la pêche. L'office national du tourisme aide à identifier les démarches applicables.