L'hébergement constitue la principale contrainte d'un voyage à Kiribati. Le pays reçoit quelques milliers de visiteurs par an et son parc hôtelier se limite à une poignée d'adresses, concentrées à Tarawa-Sud et à Kiritimati. Ailleurs, le voyageur loge chez l'habitant ou dans des structures villageoises rudimentaires.
L'agglomération de Tarawa-Sud regroupe l'essentiel des chambres du pays. L'Otintaai Hotel, établissement public au bord du lagon à Bikenibeu, propose une quarantaine de chambres climatisées avec salle d'eau privative, à 10 minutes de l'aéroport. Des adresses plus petites, comme le Fema Lodge à Antenon, offrent des chambres climatisées avec sanitaires partagés et coin cuisine.
Betio, port et centre économique à l'ouest de l'atoll, dispose de quelques lodges destinés aux voyageurs d'affaires, aux équipages de pêche et aux visiteurs venus pour les vestiges de la guerre. Le confort y demeure fonctionnel, avec climatisation, eau courante et restauration à proximité.
Kiritimati vit d'un tourisme de niche bâti sur la pêche à la mouche. Plusieurs lodges spécialisés, dont le Christmas Island Lodge et Ikari House, vendent des séjours d'une semaine calés sur le rythme des vols, guides, bateaux et pension complète compris. Ce modèle explique des montants bien plus élevés que ceux d'une simple nuitée, la prestation couvrant tout le séjour.
Sur les atolls extérieurs, l'hébergement prend la forme de maisons d'hôtes tenues par des familles ou par le conseil de l'île. Tabon te Keekee, à Tarawa-Nord, illustre cette formule avec ses cases traditionnelles, ses sanitaires communs et ses repas inclus. Les installations se limitent souvent à une case, à l'eau de pluie et à un éclairage solaire.
Le logement chez l'habitant reste fréquent et se négocie sur place, par l'intermédiaire du conseil du village. Le camping demeure possible dans certains villages, sous réserve d'un accord des autorités coutumières. Une contribution en espèces ou en nourriture accompagne l'usage.
Les tarifs se règlent surtout en espèces, en dollars australiens, les cartes bancaires restant peu acceptées. Une nuit à Tarawa se situe dans la moyenne régionale, sans rapport avec le confort offert, tandis qu'un séjour de pêche à Kiritimati se compte en milliers de dollars. Le nombre de lits étant réduit et les vols peu fréquents, une réservation confirmée par courriel plusieurs semaines à l'avance évite bien des déboires.