L'école occupe une place centrale dans la société kiribatienne, où la formation reste l'une des rares voies vers un emploi salarié ou vers un embarquement sur un navire étranger. L'enseignement de base est gratuit et obligatoire, mais il souffre de l'éloignement des îles et du manque d'enseignants qualifiés.
La scolarité est obligatoire de 6 à 14 ans, avec 6 années de primaire suivies de 3 années de secondaire junior. Le secondaire supérieur accueille ensuite les élèves sélectionnés par examen. Le pays compte environ 90 écoles primaires et une vingtaine d'établissements de secondaire junior, auxquels s'ajoutent quelques lycées publics et une majorité de lycées tenus par les Eglises.
Le gilbertin sert de langue d'enseignement dans les premières années du primaire, l'anglais prenant progressivement le relais jusqu'à devenir la langue des examens et du secondaire. Ce basculement constitue une difficulté majeure pour de nombreux élèves, et la maîtrise de l'anglais figure parmi les priorités des réformes de programme.
La fréquentation du primaire est large et l'alphabétisation des adultes atteint un niveau élevé pour la région. Les difficultés se concentrent sur la transition vers le secondaire, où les taux de passage et les résultats aux examens restent inférieurs aux objectifs nationaux.
Des écoles primaires existent sur presque toutes les îles habitées, alors que les établissements secondaires se concentrent à Tarawa et sur quelques atolls. Beaucoup d'élèves vivent donc en internat loin de leur famille. Les bâtiments souffrent du climat salin et leur entretien coûte cher en raison du transport des matériaux.
L'université du Pacifique Sud entretient un campus à Tarawa qui propose des années préparatoires et des cours à distance rattachés au siège de Suva. L'Institut de technologie de Kiribati assure les formations techniques et professionnelles, tandis qu'une école nationale forme les enseignants.
Le Marine Training Centre de Betio, créé en 1967, prépare des marins pour les flottes marchandes étrangères et a formé plusieurs milliers de personnes depuis son ouverture, avec une moyenne proche de 90 diplômés par an. Une école de pêche complète ce dispositif. Les meilleurs élèves poursuivent leurs études à Fidji, en Australie ou en Nouvelle-Zélande grâce à des bourses financées par les programmes de coopération.