La communauté étrangère de Kiribati reste réduite et se concentre à Tarawa-Sud, autour des représentations diplomatiques, des agences d'aide, des chantiers d'infrastructure et de quelques entreprises. S'installer dans l'archipel demande une bonne tolérance à l'isolement, aux ruptures d'approvisionnement et à un rythme de vie très différent.
Les résidents non kiribatiens se comptent en centaines et regroupent des coopérants australiens, néo-zélandais, japonais, taïwanais et chinois, des volontaires, des missionnaires et des commerçants. Kiritimati accueille une petite population liée à la pêche et au tourisme.
Le ministère des Affaires étrangères et de l'Immigration délivre des visas de visiteur, d'étudiant, de travail, d'investissement et de séjour médical. L'exercice d'un emploi suppose une offre préalable et un permis de travail, l'administration vérifiant que le poste ne peut pas être occupé par un ressortissant du pays.
Les organisations internationales, les programmes de coopération, la santé, l'enseignement, les travaux publics et la pêche industrielle emploient l'essentiel des expatriés. Les contrats sont le plus souvent adossés à un projet et courent sur 2 à 3 ans.
Le parc de maisons répondant aux attentes occidentales demeure très restreint et se trouve souvent réservé par les employeurs avant l'arrivée des familles. L'offre scolaire internationale est quasi inexistante, ce qui conduit de nombreuses familles à recourir à l'enseignement à distance ou à scolariser les enfants à l'étranger.
Les soins disponibles couvrent la médecine courante, mais toute pathologie sérieuse implique une évacuation vers Fidji, l'Australie ou la Nouvelle-Zélande, d'où l'importance d'une assurance internationale. Les produits importés coûtent cher et une part des achats se fait lors des voyages hors du pays.
Les liaisons aériennes internationales se limitent à quelques vols hebdomadaires vers Fidji et les îles voisines, et un retard de navire se traduit par des rayons vides. Les coupures d'électricité et les restrictions d'eau font partie du quotidien.
La présence francophone reste marginale, sans école ni association structurée, et le français n'a aucun statut officiel. Les échanges se déroulent en anglais dans le cadre professionnel et en gilbertin dans la vie courante, ce qui rend l'apprentissage de quelques mots de gilbertin très utile.